
Je m'appelle Améline.
Longtemps, j'ai fonctionné différemment des autres sans savoir pourquoi.
Le TDAH. Vous l'entendez beaucoup en ce moment, et oui, c'est devenu un mot qu'on entend partout. Mais c'est bien réel. Et quand il n'est pas diagnostiqué, c'est une vie entière passée à se demander pourquoi on déborde là où les autres tiennent ? Pourquoi les idées ne s'arrêtent jamais ? Pourquoi se poser cinq minutes relève de l'exploit ? Et tant d'autres questions qui restent sans réponses.
Pour moi, le diagnostic est arrivé tard même si à 3 ans déjà, mes parents s'étaient entendu dire qu'il faudrait « canaliser cette petite hyperactive ».
Aujourd'hui je vois les choses autrement. Cette énergie débordante, cette façon de voir le monde qui déconcerte autant qu'elle fascine, cette intensité dans tout ce qu'on ressent c'est un don. Et dans le monde des créateurs et des artisans, nous sommes vraiment nombreux à partager ce même fonctionnement. Ce n'est pas un hasard !
Quand j'ai enfin eu les clés pour me comprendre, deux univers ont pris tout leur sens : les chevaux et l'art. L'un m'ancre. L'autre me libère.
Toute ma vie, j'ai créé. Beaucoup. Pour m'évader, pour montrer le monde tel que je le vois. On m'a souvent dit que j'aurais dû faire une école d'art. Mais j'aimais cette liberté faire les choses comme elles me venaient, sans cadre imposé.
Et un jour, on m'a proposé d'exposer sur le marché de mon village, à Beaucourt. J'ai dit oui sans trop savoir ce qui m'attendait.
J'ai adoré ça.
Rencontrer les gens. Leur expliquer. Voir dans leurs yeux le moment où ils ressentent quelque chose, cette sensibilité, cette envie de liberté, ces couleurs que j'avais mises dans mes toiles.
Et puis il y a eu cette petite fille.
Elle passe devant mon stand, tire le bras de son père. Son père n'a pas tourné la tête. Il a continué son chemin. La petite fille a tourné la tête vers moi une dernière fois, et j'ai ressenti un élan de tristesse.
Cette scène ne m'a plus quittée.
Parce que les enfants, eux, sont émerveillés par ce qui les entourent, par les couleurs, par ce que l'on crée, combien de fois j'ai entendu « C'est vraiment toi qui a fait tout ça ? » Et quelque part en grandissant, cette étincelle s'éteint.
Le problème que personne n'avait résolu
J'ai voulu continuer. Partager. Faire vibrer ceux qui sont encore sensibles à ce qu'un autre peut créer.
Et très vite, j'ai heurté un mur.
Trouver un marché quand on est exposant, c'est un parcours du combattant. Les informations sont éparpillées sur des dizaines de pages Facebook, des groupes privés, des emails qui traînent, des comptes insta. On arrive souvent trop tard. On rate des opportunités. On passe des heures à chercher au lieu de créer.
J'en ai parlé à des organisateurs. Leur constat était exactement le même de leur côté : trop difficile de trouver des exposants. Trop de temps passé à gérer des emails, des tableurs, des documents, tout l'administratif qui n'arrive jamais au bon moment.
Deux mondes qui avaient besoin l'un de l'autre. Et personne au milieu.
La question s'est imposée d'elle-même.
Non. Personne ne l'avait fait.
Alors je l'ai fait.
Comment OuSortir est née
Je ne suis pas développeuse. Pas de capital, pas d'équipe, pas de réseau tech. Juste une conviction, une frustration, et une connexion internet.
Je me suis armée de mes quelques connaissances, j'ai écouté des heures de podcasts de fondateurs, discuté encore et encore avec des exposants et des organisateurs pour comprendre exactement ce dont nous avions besoin. J'ai tout remis en question plusieurs fois. J'ai encaissé les difficultés (et il y en a eu beaucoup) sans jamais lâcher l'idée.
Parce que j'étais convaincue que c'était exactement ce qu'il fallait construire. Pour nous tous. Les petits créateurs. Les artisans. Les artistes. Les organisateurs qui méritent mieux qu'un tableur Excel et une boîte mail débordante.
Ce qu'on a construit pour vous
Trois choses. Trois seulement. Mais les trois qui comptent vraiment.
La visibilité.
Votre profil, vos créations, vos événements : visibles partout en France, sans avoir besoin d'être partout à la fois.
La facilité.
Candidater en 2 clics. Règlement signé automatiquement. Documents envoyés sans jongler entre dix boîtes mail. Tout au même endroit.
La gestion.
Un tableau de bord qui centralise candidatures, statuts, échanges et administratif. Vous savez en un coup d'œil où vous en êtes.
Créer prend déjà beaucoup de temps. Passer trois jours à chercher un marché ou à gérer des emails, c'est trois jours où l'on ne crée pas.
OuSortir vous rend ce temps-là.
J'aimerais qu'OuSortir devienne un réflexe.
Comme quand on veut vendre quelque chose, on a le réflexe d'aller sur tel site.
On veut sortir mais on ne sait pas où ? OuSortir.
On cherche un artisan local ? OuSortir.
On veut savoir quand tel salon aura lieu ? OuSortir.
Pour toute la France. Pour tous les créateurs. Pour tous ceux qui s'émerveillent encore.
C'est votre plateforme
OuSortir est née de vos besoins. Elle restera construite autour de vos besoins.
Vous avez une idée, une suggestion, quelque chose qui manque ? Envoyez-la.
C'est moi qui lis tout. C'est moi qui valide. C'est moi qui l'ajoute.
Parce qu'OuSortir n'est pas ma plateforme.
Elle est la vôtre.